samedi 7 juillet 2018

Chroniques de l'oiseau à ressort - Haruki Murakami (Livre non-terminé)

Le jour où sa femme disparaît inexplicablement, la vie de Toru Okada bascule – et emporte avec elle les repères du monde. C'est dans une réalité qui s'enfuit sous d'excentriques mirages que le jeune homme s'éveille un matin. Un théâtre d'ombres débutant par de mystérieux coups de téléphone, et où se croisent peu à peu des êtres déroutants, inclassables, aux confins d'un univers guidé par le chant d'un oiseau à ressort…

Chroniques de l'oiseau à ressort - Haruki Murakami - Babelio
  • Titre VO (japonais) : Nejimaki-Dori Kuronikuru (Anglais : The Wind-Up Bird Chronicles)
  • Auteur : Haruki Murakami
  • Éditeur : 10/18, Points...
  • Année de parution : 1994 (plusieurs autres éditions depuis)
  • Nombre de pages : 958 pages. 958 PAGES. 
Pas terminé, pas de note.
Si je finis par le terminer, je viendrai peut-être faire une mise à jour sur cet article.

À mon plus grand regret, je capitule devant ce livre. Interforum Editis Canada me l'a gentiment envoyé il y a plus d'un an et j'essaie depuis de passer au travers, sans succès. J'ai tout essayé, je suis même allée jusqu'à télécharger le livre audio sur Audible, rien n'y fait. Pourtant, ce n'est pas qu'il est mauvais, loin de là, et j'ai sincèrement envie de connaître la fin un jour, mais c'est un livre imposant qui ne se laisse pas facilement lire. Haruki Murakami reste néanmoins l'un de mes auteurs favoris, notamment pour son livre L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Même si je ne l'ai pas terminé, j'essaierai de partager avec vous mon avis, question que vous sachiez à quoi vous attendre si jamais vous décidez de vous y atteler. Toutefois, commençons par le résumé... Toru Okada, un homme au chômage, n'a pas grand-chose à faire de ses journées en attendant que sa femme revienne du travail. Pourtant, il accumule les intrigues déroutantes : une inconnue lui passe des coups de téléphone rose, son chat adule un puits abandonné, une femme vient lui prédire son avenir en fonction de l'eau qu'il boit.... Et puis sa femme disparaît sans laisser de trace.


D'accord, la trame de cette histoire est sans contredit atypique, et, venant de Haruki Murakami, je m'y attendais. C'est même l'une des choses que j'apprécie chez lui, cette façon de nous amener dans des univers improbables, de soulever les petits détails qui peuvent faire prendre un tout nouveau sens à une histoire. Toutefois, si Murakami a l'habitude de faire des personnages plutôt passifs, cette idée est portée à un tout autre niveau dans les Chroniques de l'oiseau à ressort. J'étais plus de 300 pages après le début du roman et je ne savais toujours pas où voulaient en venir l'auteur ET le personnage. Les deux se laissent porter par les événements, écoutent les récits des autres personnages (tous plus étranges les uns que les autres), mais cela ne fait qu'épaissir le mystère. Alors oui, j'ai très envie de connaître la fin, je me suis plu à lire la grande majorité de ce que j'ai lu, mais absolument rien ne me tirait vers la fin du récit. 

En somme, il s'agit-là d'une exploration narrative et stylistique qui n'est pas forcément accessible à tout le monde. Il faut énormément de concentration pour passer à travers ce roman et une grande patience, deux choses que je n'avais pas forcément pendant l'année scolaire et qui ne s'accordaient pas non plus avec mon humeur estivale. Ne vous attendez donc pas à tomber sur un thriller psychologique survolté ni sur une histoire qui vous prendra aux tripes, cependant Haruki Murakami reste un grand écrivain pour explorer des pistes différentes.


Bien sûr, je ne peux pas vraiment dire que je me suis attachée aux personnages. Toru Okada est tellement passif qu'il en devient transparent, ce qui est certes intéressant d'un point de vue littéraire, mais qui ne joue pas en sa faveur dans la perspective du plaisir de lecture pur. Les autres personnages étaient très mystérieux, sans qu'on sache nécessairement ce qui faisait qu'ils l'étaient ou pourquoi ils étaient là. À vrai dire, ce sont peut-être eux qui détenaient l'élément ''magique'' de ce roman pourtant relié au genre du réalisme magique (ce que j'ai eu plus de mal à repérer dans les 300 pages que j'ai lues). Je dirais que mon personnage préféré était la femme de Toru Okada, Kumiko. Malheureusement, elle finit par disparaître (et je n'ai pas lu suffisamment loin pour savoir si elle revient, haha)...

BREF, cet article est très confus, comme le livre d'ailleurs, et le tout serait probablement mieux si je m'étais rendue jusqu'au bout de l'histoire. Je le ferai un jour, je me le promets, mais c'est à mon avis un livre qui se lit à petites doses, comme un projet à long terme. J'aurai peut-être besoin de 3 ans pour en venir à bout, mais j'espère traverser ce pavé, car j'adore me faire porter par l'imaginaire de Murakami. Merci malgré tout à Interforum Editis Canada pour cet envoi dont j'ai apprécié la prose et le mystère. 

Interforum Canada

2 commentaires:

  1. je ne connaissais pas mais c'est sûr que la complexité de l'écriture sur autant de pages ça doit être vraiment compliqué. C'est tout de même sympa de nous partager la lecture meme si tu ńas pas fini le livre, j'espere que tu connaitras la fin du livre de cet auteur que tu apprécies ^^
    bonnes prochaines lectures !

    Camille :)

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    1. Autant faire un article, tant qu'à avoir passé plusieurs mois sur 300 pages, haha :P Merci Camille !

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