lundi 28 mars 2016

Blacklistée - Cole Gibsen

En allant vers mon casier, j'aperçus de loin quelque chose sur la porte : un mot écrit au marqueur noir. Plus j'approchais, plus je voyais nettement l'inscription. Elle me criait, claire comme de l'eau de roche : SALOPE. 

La vie de Regan bascule le jour où, en arrivant en cours, elle découvre ses messages privés placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. 

En une seconde et quelques clics, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer.

Pourtant, la chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne…

Blacklistée
  • Titre VO : Life Unaware
  • Auteur : Cole Gibsen
  • Éditeur : Hugo Roman
  • Année de parution : 2015
  • Nombre de pages : 328 pages
 et 1/2
(ou 13/20)

J'aimerais remercier Interforum Editis Canada qui m'a envoyé ce roman il y a très longtemps, mais dont j'avais sans cesse repoussé la lecture à cause de l'école ou de d'autres services de presse plus urgents pour moi (tsé, comme retrouver Evan dans Ma Raison d'Espérer ♥ ). Bref, même si je ne connaissais pas du tout ce livre avant de le recevoir, il m'a tout de suite fait bonne impression et je confirme, après lecture, que ce fut un bouquin sympathique, mais sans plus, notamment parce qu'un manque de réalisme était palpable. 

C'est le karma, comme on dit : Regan, princesse de son école et spécialiste pour ce qui est d'écraser les autres, voit sa vie ''parfaite'' s'écrouler devant ses yeux le jour où ses textos mesquins et ignobles sont dévoilés au grand public. Dès lors, elle se fait ouvertement rejeter, insulter et frapper par des gens qu'elle croyait être ses amis. Tant pis pour elle ? Non. Il se trouve justement que Regan a un cœur et des émotions. Aux troubles de l'anxiété et à une mère contrôlante, rajoutez le harcèlement et il se pourrait bien que Regan ne puisse pas y survivre. Heureusement (ou malheureusement ?) pour Regan, un élève du nom de Nolan semble bien décidé à ne pas la laisser toute seule, quitte à la suivre à la trace. 

Une fois les premiers chapitres passés (et ils ne sont pas bien longs), le livre se lit littéralement tout seul. J'ai lu plus de 200 pages dans les dernières 24 heures, dont environ 120 entre minuit et 2h15 du matin... C'est bien la preuve que ce livre est addictif. Je n'irais pas jusqu'à dire que le livre était bourré d'action et de revirements de situation, mais on s'attachait suffisamment à Regan pour ne plus voir les chapitres passer. Bien honnêtement, le livre n'avait pas grand chose d'original dans la mesure où l'histoire me faisait penser à des tas de films américains pour ados (vous savez, ceux qui passent à la télé, généralement pour les soirées Films de Filles...). C'était bien, mais l'intrigue était quand même facile et prévisible, pour aboutir sur une fin un peu trop heureuse pour être crédible. Mais ça, nous y reviendrons. Sinon, je dois dire qu'il y a bien eu des éléments que je n'avais pas vu venir du tout, mais c'est bien le minimum !

Regan a beau être plutôt pétasse au départ et coincée dans ses préjugés, il n'en reste pas moins qu'elle faisait pitié avec sa mère toujours sur son dos et son anxiété, alors on s'y attachait rapidement. Sans cette deuxième facette de sa vie qui démontrait que personne n'est parfait et que personne (pas même les intimidateurs) ne mérite d'être harcelé, le livre n'aurait définitivement pas fonctionné aussi bien. Nolan était vraiment agaçant au départ, puis définitivement plus agréable par la suite (bref, on s'y attendait dès le moment qu'il se pointe devant Regan avec sa caméra...). Néanmoins, je l'ai trouvé vraiment drôle, même s'il était plutôt dans le cliché du mec marginalisé. Sinon, je tiens à préciser que la mère de Regan a l'air folle, voire caricaturée, mais que j'ai déjà vu bien pire chez une de mes amies, alors j'ai trouvé cet aspect plutôt... intéressant ? Reste juste à dire que le père de Regan tenait presque le rôle d'une plante par moments et le tableau serait pas mal complété, si l'on oublie les ex-amies de Regan. 

La plume de Cole Gibsen (ou de sa traductrice...) était fluide et sans faute, mais il n'y avait aucune recherche de style à proprement parler. Bref, ce n'est pas le roman à lire si vous cherchez quelque chose de plus poétique, mais sinon, il n'y a aucun problème.

En conclusion, Blacklistée est une histoire qui se lit d'une traite et qui reste une lecture très agréable. La romance y est mignonne et on s'attache vite aux personnages, même s'ils ont tendance à être clichés, tout comme le déroulement de l'intrigue. Le problème principal reste la représentation qui est faite du harcèlement scolaire, sur laquelle je développe ci-dessous. Merci à Interforum Editis Canada pour cette 
lecture :D 
     

MAINTENANT, parlons de la façon avec laquelle 
l'intimidation et le harcèlement scolaire sont abordés.  

Comprenez bien que je n'ai jamais vécu d'intimidation (à par le gars qui me marchait volontairement sur les talons quand j'étais au primaire, mais j'ai fini par lui sacrer un coup de talon dans l'entre-jambe dont il doit encore se souvenir XD Bref, fin de l'anecdote qui n'a rien à voir avec la vraie de vraie intimidation.), alors peut-être que mon avis sur le sujet n'est pas valable. Mais j'ai une amie proche qui n'a pas eu la vie facile pendant la majorité de son parcours scolaire (intimidation, dépression, anxiété sévère, etc) et qui n'a que très récemment parlé de l'ampleur de ses problèmes à ses proches (m'incluant), quand c'est devenu beaucoup trop gros à gérer. Elle a enduré ça toute seule pendant des années, parce que personne n'était au courant (j'avais eu quelques petits indices au fil des années, mais comme je n'allais pas à la même école qu'elle, j'étais loin de me douter de ce qui se passait réellement). 

Bref, vous comprendrez que quand on me sert une version édulcorée du problème qu'est l'intimidation, ça me frustre un peu pour toutes les victimes qui doivent lire ça et comparer à leur propre vécu. Oui, Regan, se fait pousser, insulter, ignorer. Les gens qu'elle côtoyait quotidiennement se retournent contre elle et les autres ne font que rester des témoins. Mais franchement, son calvaire ne dure que quelques semaines, durant lesquelles elle trouve l'amour (bon, ok, la suite tient pas mal du spoiler), se réconcilie avec sa famille, pardonne à son amie qui l'a lâchement abandonnée, et oh! magie, finit par aller au bal et être glorieusement applaudie pour un projet qui va révolutionner la dynamique dans le lycée. Ouais, mon œil. (Fin du spoiler). Il y a bien quelques éléments apportés vers la fin du livre qui reflètent mieux la vie des gens que Regan avait justement intimidés, mais encore là, ce n'est rien comparé à la réalité, à mon avis. On dirait que tout est un peu trop facile pour Regan, qui retrouve rapidement son statut de fille admirée de tous, le côté bitch en moins... Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. 

Je ne dis pas que ceux qui se font intimider ne trouverons jamais l'amour ou ne pourrons plus jamais être heureux. Je ne dis pas non plus qu'un livre comme Blacklistée n'aurait pas le droit de leur offrir un happy ending bien senti, question de leur donner une lueur d'espoir... Je crois seulement qu'il ne faut pas considérer ce livre comme un témoignage marquant et crédible du fléau qui fait rage de nos jours dans les écoles. L'intimidation peut détruire des gens, peut les poursuivre pendant des années et les faire sombrer dans la dépression (et toutes les complications que vous pouvez imaginer). Je suis désolée si je vous l'apprends, mais ça se finit bien rarement par un gros câlin intimidateurs/intimidés et je trouverais important que ce problème soit bien représenté dans la littérature YA pour sensibiliser les gens comme il se doit. 

Voici quelques livres qui, selon moi (et le souvenir parfois lointain que j'en ai), traitent mieux du harcèlement (de près ou de loin), de la marginalisation, des maladies mentales et/ou du suicide. Corrigez-moi si je me trompe. 

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12 commentaires:

  1. Hello, je tenais sincérement à te laisser un commentaire car j'ai trouvé ta chronique très belle et très intelligente. Je n'ai pas encore lu Blacklistée mais c'est un livre qui me tente énormément ! Pour avoir déclenché une phobie scolaire fin seconde alors que je n'ai pas subit de harcelement à proprement parlé, je tenais à te donner mon avis sur le paragraphe qui concerne la façon dont le harcèlement est abordé. D'abord saches que ce que tu dis est tout à ton honneur et que tu as totalement le droit d'avoir ton avis là dessus mais comme tu l'as si bien dis, tu n'as pas vécu de harcèlement donc ton avis sur la question ne peut pas vraiment être totalement objectif. Je n'ai pas vécu de harcèlement, comme je te l'ai dis, et pourtant je ne suis pas de ton avis. Chaque individu vit les choses de manière très différentes ! Quelqu'un peut vivre une infime parcelle de harcèlement (quelques jours, quelques semaines) et être marqué à vie, tandis que d'autres peuvent vivre un harcèlement des années sans jamais faillir et devenir dépressif, même si la plupart n'en ressortent pas indemne j'en suis consciente ! Pour te donner un exemple, mon père a été harcelé toute sa scolarité parce qu'il était plus petit que les autres. Il en a beaucoup souffert et pourtant il a eu son bac, il a épousé sa première copine (ma mère), qu'il a rencontré à 16 ans, il a le travail dont il rêvait et il a trois filles qu'il aime plus que tout. Je voulais juste te dire que même si je comprend que dans un livre ça fasse cliché que tout finisse bien, ça peut être le cas ! Le message du livre est vraiment positif je trouve et il est important que les gens comprennent qu'on parle de harcèlement quand quelqu'un se fait embêter à plusieurs reprises mais que ce soit une semaine, un mois ou un an, ça peut tout autant avoir un impact néfaste sur la personne ! J'espère que tu ne prendras pas mal mon commentaire mais je tenais vraiment à que tu lises mon avis là-dessus. J'ai vécu des choses minimes comparé à ce qu'a vécu mon père et pourtant j'ai quitté le lycée alors que mon père a vécu sa vie comme si de rien était. Tout n'est pas qu'une question de temps de harcèlement ou d'impact plus ou moins négatif mais bien du ressenti relatif à chaque individu ! N'hésites pas à me dire ce que tu en penses :)

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    1. Merci Alice pour ton commentaire ♥ Ça me touche que tu aies pris le temps de me partager ton opinion, que je trouve tout à fait pertinente et juste, soit dit en passant :D

      Évidemment, je sais qu'il est possible de s'en sortir (je le sais ET je le souhaite de tout mon cœur à tous ceux qui sont victimes d'intimidation). Toutefois, mon questionnement tournait surtout autour de la crédibilité d'un pardon éclair de la personne intimidée envers ses agresseurs, ainsi que de la crédibilité que ces derniers changent aussi vite d'avis à propos de leur victime. Je veux dire, il y aurait clairement un malaise, non ? J'essaie de ne pas trop parler du livre, alors c'est difficile à expliquer, mais c'est le ressenti que j'ai eu face à la conclusion de Blacklistée...

      J'avoue ne pas avoir tellement pensé au fait que tout le monde peut le vivre différemment (rapport temps/souffrance). Je me suis principalement mise dans la peau de mon amie en pensant aux réactions que je pense que j'aurais peut-être eues à sa place.... Bref, c'est confus, même dans ma tête, mais le point que tu apportes est très intéressant ^^ C'est vrai qu'il est important de dire que toutes les formes de harcèlement sont valables, mais mon autre questionnement était : est-ce que s'il y avait trop de livres qui prennent l'intimidation un peu au léger, est-ce que les gens ne finiraient pas par se dire que ce n'est pas grave ? Je ne sais pas, j'extrapole, mais c'est quand même une question qui est venue à moi en pensant à tout ça. (Pshiiit : ça ne s'applique pas nécessairement à Blacklistée, mais j'ai déjà vu d'autres livres qui prenaient le mot intimidation/rejet à toutes les sauces...

      Bref, j'espère avoir réussi à faire une réponse concise, malgré l'heure qu'il est rendu ici :P En tout cas, merci d'avoir partagé ton avis et au plaisir d'entendre ton opinion à nouveau :D

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    2. Ah aussi ! **Je savais que j'oubliais quelque chose **

      Nous (moi et mon amie... Je l'ai appelée pour lui demander son avis ^^) étions d'avis pour dire qu'un livre réaliste, quoique parfois un peu pessimiste (le livre en question peut avoir un happy ending, mais pas nécessairement trop facile... Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire), était peut-être plus efficace qu'un livre où le dénouement est trop facile. Je m'explique : admettons que je sois victime d'intimidation, peu importe son ''niveau'', et que je lise un livre où la victime s'en sort très bien et que tout fini avec un bal, tous sont les meilleurs amis du monde... Je ne risque pas de me demander pourquoi ce happy ending ne m'arrive pas à moi ? Qu'est-ce que moi j'ai bien pu faire pour mériter ça alors que le personnage de mon roman s'en sort finalement plutôt bien ? Reprenons le même exemple, mais avec un livre plus réaliste, où la victime peut peut-être avoir un épilogue heureux, mais où elle en arrache vraiment pour y parvenir et où elle ne devient pas nécessairement populaire à la fin. Si je suis victime d'une forme d'intimidation moins... intense (?) que celle présentée dans le roman, je pense que je me consolerais au moins un petit peu en me disant qu'il y a toujours pire que soi. Si au contraire, je vis exactement la même chose que le personnage du roman, je pourrai peut-être parvenir à me sentir moins seul en me comparant, en me disant que le livre est réaliste et qu'il ne me ment pas, au moins... Je sais pas, j'aurais l'impression de ne pas avoir été flouée, je crois, et donc je ne me sentirais pas encore plus mal et me disant que même un personnage imaginaire s'en sort mieux que moi.

      Malgré tout, je comprends totalement qu'un happy ending peut parfois faire énormément de bien et donner de l'espoir... Bref, que penses-tu de ma théorie ?

      Finalement, je me demandais si tu te souvenais avoir lu un livre sur l'intimidation qui te semblait particulièrement pertinent et qui s'accordait avec ta vision... Je serais curieuse de les lire, si jamais tu as des titres :D

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    3. Merci d'avoir accueilli mon commentaire aussi gentiment ! Ça me fait très plaisir que tu y répondes ♥

      Je suis navrée de ne pas avoir bien compris ton interrogation et maintenant que tu me l'expliques je suis carrément de ton avis sur ce point là ! Je suis d'accord avec toi, ce n'est pas très "normal" que la victime pardonne aussi facilement (si c'est le cas) ses agresseurs, je pense que c'est rarement le cas d'ailleurs ! Donc vraiment je m'excuse encore de ne pas avoir bien compris ton raisonnement et du coup je suis ravie que tu aies pu m'éclairé sur tes pensées, très pertinentes soit dit-en passant !

      Je suis ravie que grâce à mon commentaire tu te sois rendu compte que tout le monde ne réagit pas pareil face à ce genre situation. C'est tout à fait normal que tu te sois mise à la place de ton amie en lisant ce livre et je trouve ça vraiment attentionné de ta part ! Du coup tu as réussi à avoir ton point du vue sur ce genre de situation mais si tu le vivais réellement, peut être que tu ne réagirai pas pareil que ce que tu imagines. Bref comme tu dis, c'est confus dans ta tête et c'est normal puisque ce mettre à la place de quelqu'un qui a vécu quelque chose de difficile, ce n'est pas évident ! Donc bravo à toi d'avoir essayé :)

      Je suis totalement d'accord avec ta théorie sur le happy-ending ! Suivant ce que l'ont à vécu par rapport à l'intimidation, on ne va pas réagir de la même façon si la fin est heureuse ou triste. Je pense que c'est la difficulté des livres sur des sujets graves tel que le harcèlement ! Pour en parler, je pense qu'il faut connaitre ce que c'est réellement, et comme je l'ai dis, peu importe le niveau de harcèlement qu'on a vécu, pour arriver à faire comprendre aux autres ce que l'on peut ressentir. Vouloir dénouer le problème pour faire une fin joyeuse ce peut être bien comme très mauvais pour quelqu'un qui lit le livre et qui connait le harcèlement ! C'est pourquoi je suis de ton avis et je pense sincèrement qu'il faudrait presque ne pas faire de fin. Je ne sais pas si tu comprend ce que je veux dire mais je pense que si on écrit une fiction sur le harcèlement (pas une autobiographie parce que à ce moment là on peut avoir envie de raconter la fin) il faut arriver à transmettre un message fort aux lecteurs sans pour autant stigmatiser une fin heureuse ou triste. Je pense que chaque individu, encore une fois, vit les choses de façon différente et son l'avenir ne peut déprendre que de la personne elle même.

      Je n'ai pas lu de livre a proprement parlé sur le harcèlement et j'espère que ça ne remet pas en question tout ce que je viens de dire ! J'ai un point de vue extérieur justement et ça reste mon point de vue mais ça m'a fait très plaisir de débattre avec toi !
      Je ne sais pas si ce serait vraiment "bénéfique" pour moi de lire un livre sur un sujet qui me touche autant parce que j'aurai peur d'être trop en colère si quelque chose ne me semble pas juste... C'est un peu ce qui t'ai arrivé en lisant Blacklistée je crois d'ailleurs !

      Je te remercie encore pour le temps que tu as pris pour répondre à mon commentaire et je suis ravie de voir qu'il y a des personnes aussi gentilles et intelligentes sur le blogosphère ! Continues de nous faire de superbes chroniques et à bientôt ♥

      Je t'embrasse !
      Alice alias Plume de Chat.

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    4. Mais c'est normal ! En plus, cette discussion était vraiment intéressante puisqu'elle m'a permis d'apporter une autre dimension à ma lecture :D

      Oh, t'en fais pas, je suis consciente que mes explications de départ était un peu floues :P C'était plutôt difficile d'expliquer mon point de vue tout en tentant de spoiler le moins possible !

      C'est vrai que d'éviter d'écrire la fin pourrait être une solution :D Peut-être difficile à écrire pour que l'histoire se tienne quand même, mais décidément pertinente ! Les lecteurs seraient sûrement fâchés sur le coup, mais je crois aussi que ça pourrait réellement faire réfléchir les gens...

      Pas de problème, je comprends parfaitement ;) Ça ne rend pas ton opinion moins imposante, loin de là ! Et je comprends que ça pourrait te fâcher... J'en suis effectivement un bon exemple et ça ne me touche pas au même niveau que toi, je crois. Bref !

      Onh, merci, c'est vraiment gentil ♥ Je suis contente qu'on ait pu parler de tout ça et c'est vraiment avec plaisir que j'échangerais avec toi sur d'autres sujets dans l'avenir ;)
      Bisous ♥ !

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  2. Je n'ai pas lu ce livre, mais le sujet me touche beaucoup... Ta chronique est très bien rédigée !

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    1. Merci :D Je ne sais pas si ce livre est le meilleur sur le sujet, comme je l'ai dit plus haut, mais n'hésite pas à le lire, car il est captivant !

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  3. C'est un livre que je connais de nom, je ne sais pas si je me lancerai si je le trouve un jour... À suivre ^^

    Camille :)

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    1. Il est quand même sympa, alors si un jour tu tombes dessus.... :P

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  4. j'étais déjà passée devant ce livre, j'hésitais et j'hésite encore du coup ...

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  5. Salut, je sais que ta chronique date d'un petit moment maintenant mais je viens de terminer ma lecture de Blacklistée et je cherchais un avis qui soit plus "réaliste" que toutes les "super lectures" que j'ai pu trouver sur la blogo ^^. Ta chronique me fait super plaisir car je me retrouve totalement dans ce que tu as dit. De plus, ton échange avec Plume de Chat m'a aussi permis d'avis un point de vue différent face à la réaction des gens face à ce livre. Bref, tout ça pour dire qu'ayant été personnellement harcelée à l'école, je n'ai pas du tout été satisfaite par le tournure des événements de ce livre. Il est vrai que le renversement harceleur/harcelée aurait pu être très bien mené si l'auteur n'avait pas édulcoré la situation. Contrairement à Regan, personne n'est venu me tendre la main et la fin, bien que donneuse d'espoir, fait oublier la réalité de la situation. Franchement, je n'aurais pas du tout apprécié que les personnes ayant bousillés mon adolescence soient encensées après un mea culpa public. C'est comme si tout ce qu'elles avaient fait étaient balayés d'un revers de main pour ne penser qu'au pardon en oubliant les victimes qu'il y a derrière. Je me rends compte que tout le monde ne vit pas une lecture de la même manière mais je tenais à te remercier pour la justesse de ta chronique et l'analyse que tu as pu en faire ^^

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